On ne le dira jamais assez, l’informatique est une science en constante évolution. Elle est quasiment omniprésente dans la vie courante. Cependant il reste certains secteurs où la présence de l’homme est absolument nécessaire notamment en ce qui concerne notre capacité à raisonner et autres caractéristiques de jugement qui restent complexe à programmer (et encore heureux non ?).

Parmi ces domaines, celui de la santé paraît comme incompatible avec l’automatisation des protocoles par un outil informatique. En effet, je ne pense pas trop m’avancer en disant que rares sont les personnes à ne pas être enclin à se laisser ausculter par une machine ou même juste lui décrire ses symptômes.

Enfin, serait-il possible de faire confiance à des outils informatiques médicaux. Pour des établir diagnostics ou prescrire des traitements dans un domaine aussi sensible ?

WATSON, l’ordinateur avec qui converser

Même si aujourd’hui cela n’étonne personne si un médecin s’appuie sur des outils hautement technologiques pour les diagnostiques (IRM, Radio, etc), cela vous surprendrait voire rebouterait sûrement beaucoup plus si une machine prenait entièrement en charge votre cas médical.

Cela pourrait cependant être une bonne solution pour obtenir un diagnostic à partir d’une liste de symptômes et ce de manière automatique. De plus, le fait qu’un ordinateur peut prendre en considération beaucoup plus de critères qu’un être humain mais aussi les traiter beaucoup plus vite rendrait la médecine beaucoup plus efficace et réduirait les temps d’attentes pour des résultats médicaux.

Le diagnostic médical est donc l’une des applications vers laquelle WATSON, une intelligence artificielle conçut par IBM en 2006, est train de se tourner. En effet celui-ci a été à la base mis en œuvre pour répondre à des questions posées par un humain et à même gagne le jeu télévisé Jeopardy! en 2011. Cette machine peut, en ayant les connaissances suffisantes, répondre à toutes sortes de questions. C’est donc en lui faisant assimiler un maximum de données médicales provenant de revues, publications et dossiers nécessaires à l’établissement de diagnostics qu’IBM compte bien faire de son invention le médecin de demain.

Le super-ordinateur WATSON

Pour ceux que ça effraie déjà d’un jour confier ses soucis de santé à une machine, je vous rassure tout de suite, un médecin est toujours censé être présent pour vérifier la pertinence de ce que dit la machine. En outre, on n’y est pas encore car il n’y a que très peu de médecins qui ont accès aux tests et les diagnostics portent sur un nombre très limité de maladies. Cependant les résultats sont prometteurs pour ce qui est du Cancer et cela en fait d’ores et déjà un excellent assistant pour les médecins ce qui permettra à l’avenir d’éviter les erreurs de diagnostics.

Une autre firme dans la santé : Microsoft

IBM n’est pas le seul géant de l’informatique à vouloir marquer de son nom le domaine de la médecine. En effet Microsoft a déjà prévu pour son Hololens des applications pour les médecins et les étudiants : imaginer qu’ils puissent se former sur des modèles que l’on voit devant soi plutôt que sur de simples illustrations sera déjà à l’avenir une bonne chose.

Pour aller plus loin dans son investissement dans la santé, la firme a annoncé qu’elle pourrait dans dix ans guérir le cancer comme on débogue un programme informatique. Eh oui ! Selon Microsoft, le cancer étant un dysfonctionnement des cellules humaines il est alors possible de les considérer comme des bogues et qu’il suffirait donc d’appliquer un « patch » correctif, un programme réparateur, sur le patient afin de corriger tous les problèmes causés par le cancer en reprogrammant les cellules pour qu’elles fonctionnent de nouveau correctement.

Bon, cette solution semble tout droit sortie de nulle part, mais l’idée me semble plutôt sérieuse et même logique. Reste à voir si Microsoft va pouvoir sortir cette nouvelle manière de traiter une personne car beaucoup de problèmes doivent être résolus comme la méthode d’administration, ou même les tests d’un tel traitement qui risque de poser quelques problèmes à l’opinion public.

Pour conclure, je tiens à vous questionner sur le rapprochement du domaine médical et du domaine de l’informatique. Doit-on forcément insérer les technologies récentes partout ? Doit-on craindre ou juste émettre des doutes sur de potentiels nouveaux protocoles médicaux informatisés ?