Nous sommes en novembre 2008 et sort un jeu au genre loin d’être nouveau : la plateforme. Cependant celui-ci a été abordé avec le point de vue subjectif ce qui était et est aujourd’hui encore inédit.
Mirror’s Edge est un jeu sorti le 14 novembre 2008 en Europe, développé par DICE et édité par Electronics Arts. Avec un gameplay innovant et ne faisant pas défaut au jeu, celui-ci exploitant le moteur graphique Unreal Engine 3 afin d’avoir des graphismes somptueux et une gestion de la lumière qui, sur les toits notamment, donne un aspect réaliste aux environnements parcourus. Nous étions en droit de se dire que le succès à la commercialisation devrait être au rendez-vous. Pas s’il n’a pas su trouver son public.

Une sortie innoportune

En 2008 sont sorties de gros titre, EA a fait un pari assez risqué en voulant sortir une nouvelle licence à l’approche de noël et en plus à côté d’autre licence qui elle ne sont pas méconnu du public. En effet sont sortie peu avant Mirror’s Edge le cinquième volet de Call of Duty : World at War (12 novembre 2008) et le second de la série des Gears of War (7 novembre 2008) par exemple. Ces derniers étaient très attendus, ce qui s’explique par le succès de leurs prédécesseurs respectifs, et ont probablement fait beaucoup d’ombre à la sortie d’une nouvelle licence à ce moment de l’année. L’approche des fêtes de fin d’année voit toujours passer la sortie d’une multitude de jeu car le moment est assez propice à la vente et donc aussi au succès d’un titre.

Un échec pour Electronic Arts ?

Avant la sortie du jeu, son producteur nous avait annoncé l’histoire d’une trilogie : le succès du jeu était prévu à l’avance mais les ventes n’ont pas été au niveau de leurs espérances.

Les ventes d’un jeu le premier mois donnent souvent une bonne idée quant à son succès : il suffit de voir ici le peu de différences entre le bond des ventes de la première année et du premier mois. Même si la règle peut être contredite, Dead Space notamment nous le démontrera, elle reste un bon moyen de se faire une idée.

Ça a dû faire mal à EA d’apprendre que le potentiel succès de leur nouveau titre s’est fait totalement éclipser par les autres titres sortis avant les fêtes de 2008. A croire que l’originalité dans le gameplay dont avait fait preuve DICE (le développeur du jeu) n’a pas payée face aux autres jeux, moins originaux mais comportant beaucoup d’action : ce que voulaient les joueurs et vers quoi le marché du jeux vidéo se tournait.

En effet les ventes de Mirror’s Edge n’ont pas dépassé la moitié de ceux de FarCry 2 et semblent négligeables par rapport à celle de Gears of War et du dernier Call of Duty en date. Les ventes ont été très maigre : 500 000 exemplaires le premier mois et même pas doublées en une année de vente. La conséquence a été de ne pas faire de ce titre la trilogie annoncée avant la sortie du jeu par le producteur en chef du jeu Owen O’Brien et de le limité à un seul opus.

Cette différence de succès a-t-elle été due à la postériorité de mettre l’utilisation armes dans le jeu, on ne l’affirmer cependant les styles de jeu des gros succès de cette année 2008 parlent d’eux-mêmes.

Avant la sortie du jeu, son producteur nous avait annoncé l’histoire d’une trilogie : le succès du jeu était prévu à l’avance mais les ventes n’ont pas été au niveau de leurs espérances.

Un reboot pour la concrétisation du succès de la licence

Si le pseudo-bide dont Mirror’s Edge a été victime a détruit les projets que EA avait pour la trilogie prévue. L’éditeur a quand même décider cette année de se lancé dans un reboot de la série (en gardant le même personnage principal).

Avec un monde ouvert et des éléments de multijoueur plus présent que les simples contre-la-montre du précédent opus, Mirror’s Edge Catalyst compte bien réaliser les objectifs de succès dont son prédécesseur n’a pas réussi à s’affranchir.