Pour fonctionner, un ordinateur a besoin d’effectuer  de nombreux calculs. Pour ce faire , l’ordinateur peut compter sur ses    bits, les plus petites unités d’information sur lesquelles il fait des opérations. Chaque bit peut prendre une valeur unique : un ou zéro. A chaque instant, l’ordinateur se trouve dans un état spécifique selon la valeur que prend chaque bit. En calculant de cette façon, elle ne peut donc effectuer qu’un calcul à la fois.

Si les bits ont une existence physique à l’intérieur de l’ordinateur, les choses sont un peu différentes en physique quantique. Grâce à certaines propriétés quantiques, les chercheurs qui ont travaillé sur la question ont pu créer les qubits. Ces derniers ne possèdent pas de valeur définie comme les bits et nous permettent d’étendre considérablement les possibilités de l’informatique classique.

Rien d’étonnant donc à ce que les plus grandes entreprises d’informatique mondiales cherchent à investir dans le domaine. Google annoncé un processeur 49-Qubit pour la fin de l’année, IBM travail sur un ordinateur expérimental et Microsoft œuvre son   nouveau langage de programmation.

Le directeur du matériel quantique d’Intel, Jim Clarke, tient le nouveau processeur de test. (Crédit : Intel Corporation)

Tout cela est encore en chantier, et pendant ce temps Intel dégaine son premier processeur 17-Qubit. Ce modèle n’est pas destiné au grand public et fait plutôt office de PoC (Proof of Concept). En effet, les recherches n’ont pas encore abouti et l’usage réel d’un tel composant n’est pas pour maintenant. Parmi les défis  posés par le quantique, se pose le problème de la température. En effet, ce processeur est si fragile que pour fonctionner, il doit  être maintenu  à une température de -273,13°C.

Intel a livré cette première puce à son partenaire QuTech. Ce centre de recherche néerlandais va s’appuyer sur le processeur pour poursuivre son travail :

« Avec cette puce de test, nous allons nous concentrer sur la connexion, le contrôle et la mesure de multiples qubits imbriqués vers un schéma de correction d’erreur et un qubit logique », explique le professeur Leo DiCarlo de QuTech. « Ce travail nous permettra de découvrir de nouvelles perspectives en informatique quantique qui façonneront la prochaine étape du développement. »