Il y a deux ans maintenant, Microsoft annonçait le projet Scorpio. Ce nouvel appareil de la famille Xbox devait repousser les limites connues de la technologie présente  dans nos consoles de salon tout en offrant pour la première fois l’expérience de divertissement la plus complète jamais créée. Il aura fallu attendre l’E3 2017 pour que le projet dévoile enfin son vrai visage ainsi que son nom définitif : Xbox One X. Dans la foulée, Microsoft annonce l’ouverture officielle des précommandes de sa « console » le 20 août à la fin de sa conférence à la Gamescom. Pour l’occasion, la Xbox One X a été  proposée dans une Edition Scorpio réservée aux fans inconditionnels. Le Mercredi 8 novembre , après les 8 heures de live sur Mixer et 24 heures de retard dans la livraison, je reçois l’objet  avec en tête les nombreuses promesses qui l’accompagnent.

Une installation rapide sur le principe

Avec  l’aide d’un autre ambassadeur qui lira surement ceci, j’engage le déballage de cette nouvelle Xbox. Dans la boite, la console et la manette avec l’habillage de l’édition Scorpio, 1 mois de Game Pass, 14 jours de GOLD, un support vertical pour la machine ainsi que les fameuses piles Duracell dont Microsoft ne se lasse pas !

Inutile de s’extasier sur l’apparence de la machine parce que l’intérêt n’est clairement pas là. C’est une Xbox One S noire, réaménagée  pour ne plus avoir de ventilation sur le dessus. Le bouton d’éjection du disque se trouve maintenant en bas à gauche sur la façade avec l’infrarouge, le port USB est à droite avec le bouton de synchronisation de la manette. C’est sobre, élégant et ça a en plus le bon goût de prendre un peu moins de place que sa grande sœur la One S.

Les piles sont dans la manettes, les câbles reliées à la console, reste donc à lancer le tout. C’est là que les choses se corsent. Si la console fonctionne très bien, la manette était malheureusement défectueuse. Connectée à la console, elle ne répondait néanmoins plus du tout. Le service après-vente a pris le problème en charge et en attendant, c’est avec ma manette de One S que je poursuis ma découverte !

Donc, après une installation un peu laborieuse à cause de la manette défectueuse, il est temps de découvrir la machine. Le transfert de jeux par le réseau fonctionne sans problème et mon compte Microsoft me permet de retrouver mes jeux, mes abonnements, mon fond d’écran et mes paramètres.

Pour les besoins de ce test, j’ai donc opté pour une sélection de quelques jeux optimisés pour Xbox One X parmi ma collection. Chacun d’eux fera l’objet d’un contenu dédié pour mieux comprendre la façon dont ils ont été optimisés. Je m’appuierai sur l’ensemble des jeux de cette liste pour vous parler de la console :

  • Forza Motorsport 7
  • Need for Speed Payback
  • Gears of War 3
  • Gears of War 4
  • Halo 3
  • Halo 5
  • Mirror’s Edge
  • Quantum Break
  • Skate 3
  • Slime Rancher
  •  Titanfall 2

Il ne s’agit que d’une fraction des jeux optimisés pour la Xbox One X mais ils représentent bien à mon sens ce que j’ai pu observer en jouant. Tous devaient être transférés de ma One S à ma One X et cela m’a laissé le temps d’aller voir si quelque chose avait changé sur mon système.

La capture des jeux passe en 4K HDR

Voilà la seule réelle fonctionnalité qui diffère de la One / One S : vous pouvez désormais capturer vos jeux en 4K HDR. Attention néanmoins, les captures seront converties en 1080p pour être partagées sur le Xbox Live. De même, sans stockage externe, les captures en 4K HDR seront limitées à 30 secondes maximum. Pas de quoi sauter de joie donc !

Si de prime abord cette absence de fonctionnalités supplémentaires semble injustifiée, en réalité il n’en est rien. Comprenez bien que la Xbox One X fait partie d’une grande famille qui veut maintenant se rapprocher de Windows. De fait, les très nombreuses nouvelles fonctionnalités présentes sur Xbox n’ont pas de raison d’être exclusive à un modèle de console spécifique.

Il faut donc prendre de la hauteur pour apprécier tout le travail que Microsoft a fait pour la famille Xbox.  Prise en charge des webcams pour le chat vocal et Skype, transfert de jeux par le réseau, streaming des jeux sur le PC, Xbox SmartGlass, Game DVR avec Mixer, suivi des succès, images personnalisées pour les avatars, les nouveautés sont très nombreuses mais concerne toute la famille Xbox. L’intérêt de la One X n’est toujours pas là.

Concernant la prise en charge du matériel, je confirme que les manettes de One, One S, Kinect (avec adaptateur), les disques durs et les accessoires Xbox sont tous compatibles avec la One X. Rien d’étonnant puisqu’il s’agit du même système d’exploitation : Windows 10.

Pas de nouveautés du côté des médias

Vous utilisiez déjà Netflix, Spotify et le lecteur Blu-Ray 4K de votre Xbox One S ? Tout ça fonctionnera à l’identique sur Xbox One X, pas mieux ni moins bien mais de façon rigoureusement équivalente. Là encore, il faut bien comprendre que l’expérience Xbox est globale et que les applications comme Edge, Mixer ou YouTube ne vont pas d’un coup devenir révolutionnaires parce que vous utilisez une Xbox One X. Donc non, ce n’est pas là non plus qu’il faut chercher pour trouver des nouveautés.

Pour clôturer la partie sur ce qui n’a pas bougé d’un iota, l’ensemble du système est le même que sur les deux consoles précédentes : Même interface, mêmes options, même catalogue de jeux, mêmes accessoires, la Xbox One X n’apporte pas en soit d’outils ou de fonctionnalités exclusives.

Mais je vais vous dire un secret : ce n’est pas une Xbox. Oh non, croyez-moi, c’est tout autre chose !

La Xbox One X, reine du camouflage

Il y a une leçon que Microsoft a enfin réussi à apprendre après presque 20 ans à faire la même erreur : bousculer le client dans ses habitudes, c’est l’assurance de le voir se fâcher et partir voir ailleurs.

De fait, pour éviter cet écueil avec la Xbox One X, il semblerait que l’équipe du marketing qui a travaillé sur la communication du produit ait pris toutes les précautions du monde en créant l’une des campagnes de publicités les plus subtiles que je connaisse. Ils ont emballé le produit dans l’identité dynamique et forte de la marque Xbox, ont profité des applications et fonctionnalités déjà disponibles pour y dissimuler le cœur du concept et ont diffusé un paquet de spots de pubs pour nous répéter qu’il s’agissait de la même console mais en bien plus performante.

Oui, mais ce n’est pas si simple.

Comme attendu, une certaine partie des internautes a rétorqué qu’il n’y avait pas de réelles nouveautés côté jeu vidéo pour la One X, aucune exclusivité, qu’il s’agissait simplement d’une console de milieu de génération et que les concurrents allaient riposter rapidement avec une pléthore d’excellents titres qu’on ne trouve nul par ailleurs.

Avec une sérénité déconcertante, Phil Spencer (le boss chez Xbox) a fini par déclarer que oui, plus d’exclusivités seraient bienvenues sur Xbox… et c’est tout. Cette stratégie de communication a laissé beaucoup de temps pour une autre partie des internautes de renseigner sur les motivations derrière la toute-puissante One X.

Voici un deuxième secret : la puissance seule ne sert à rien et Microsoft le sait parfaitement.

La puissance, pour quoi faire ?

Depuis l’E3, il s’est passé énormément de choses. Pendant que les petites joutes verbales envahissaient l’internet, Digital Foundry, une chaîne YouTube spécialisée dans l’analyse technique du jeu vidéo a dévoilé les tenants et les aboutissants de la machine : Compatibilité, unification, polyvalence, tels sont les trois piliers de la Xbox One X.

Pour s’en rendre compte, il est donc temps de lancer des jeux. J’ai commencé avec Slime Rancher et… bon sang ce que c’est décevant ! J’adorais déjà le jeu sur PC et j’ai maintenant le plaisir d’en retrouver les avantages et les inconvénients sur ma console. Le framerate est en berne mais le rendu en 4K est splendide. Pas de compatibilité HDR, c’est dommage. En matière de première impression, c’est ce qu’on appelle un bide. Un jeu aussi basique devrait tourner sans problème sur la One X et je ne comprends pas pourquoi ce n’est pas le cas.

Attendez ! J’ai trouvé une démonstration technique. « Insects » de son petit nom est une application chargée de vous démontrer l’apport de la One X en matière de rendu 3D temps réel. Il s’agit d’une scène d’une petite minute mettant en scène deux coccinelles qui volent gracieusement entre les pissenlits. Vous avez la possibilité d’activer ou la 4K Ultra HD et le HDR pour observer la différence.

Voilà ! C’est à partir de maintenant que la One X va révéler tout son potentiel, à condition de bien comprendre ce qu’il se passe.

Changeons d’univers, changeons de jeu.

Concernant la 4K Ultra HD sur la console, j’ai tout vu, tout entendu et ça m’a fait très peur. Certains parlent de « résolution de l’image », des « textures », « d’assets » et de « shaders » en faisant une belle tambouille de termes techniques qui ne nous mènera pas  bien loin. Alors concrètement, c’est quoi cette histoire de 4K ?

Il faut différencier deux choses importantes : la résolution (que les amateurs de photographie vont s’empresser d’appeler définition) de l’image affichée et celle utilisée pour concevoir graphiquement le jeu avec des textures, des ombres et encore beaucoup d’autres choses.

Les joueurs PC connaissent parfaitement le problème, puisqu’il faut souvent jongler entre la qualité des éléments en jeu et la qualité globale de l’image. Sur Xbox One X, ce sont les deux paramètres qui sont concernés par la 4K Ultra HD. L’image qui s’affiche sur votre moniteur est en 4K, et les textures, ombres et différents éléments en jeu sont eux en aussi en très haute définition.

Cela fait partie des raisons qui justifient d’acheter une Xbox One X sans posséder d’écran 4K. Même en Full HD, votre jeu sera plus détaillé grâce au travail fait sur ce que l’on appelle les assets : les contenus sources qui ont servi à produire le jeu. En plus des assets, les effets de lumière et les filtres graphiques sont globalement plus travaillés et plus fins sur Xbox One X.

En dehors de ça, la machine est capable de supersampling. Encore un gros mot pour quelque chose de simple. L’idée de base, c’est que votre jeu est en 4K mais que vous n’avez pas d’écran compatible. Sans le supersampling, vous devez donc afficher une image qui comporte 4 fois plus de pixels que sur votre écran. Cela va occasionner une belle bouillie de couleurs et de formes qui clignoteront très certainement puisque votre écran recevra plus d’informations que ce qu’il peut afficher. Le supersampling consiste à prendre votre image en 4K et la redécouper dynamiquement pour qu’elle s’affiche proprement en Full HD. Pas de scintillement, des contours nets et surtout, comme je le disais, des assets qui changent complétement la qualité graphique globale du jeu malgré le redécoupage de l’image finale.

C’est donc à ça que sert une partie de la puissance de la console : afficher la meilleure image possible sur tous les appareils. Sachez que la One X est la seule console du marché à prendre en charge toutes les résolutions, de la HD (720p) à la 4K(2160p).

Concernant le HDR ou High Dynamic Range, il s’agit de la technologie qui va donner un sacré coup de fouet à l’image en simulant les effets de luminosité de la rétine humaine en temps réel. En activant cette option, le niveau de réalisme de l’image bascule violemment. Tout devient immédiatement plus réaliste, plus crédible, presque palpable tant le résultat est saisissant.

Et encore, là je vous parle de deux coccinelles et d’un pissenlit. J’ai peur de ce qu’il va se passer quand je vais lancer Forza Motorsport.

« 500€, c’est cher pour une boite noire qui redimensionne des images toute seule, non ? ». Oui, mais la One X ne se contente pas de si peu.

Un seul mot d’ordre : zéro compromis

Il s’avère que la Xbox One X ne compte absolument rien laisser au hasard en laissant à tout moment le choix au joueur sur la façon dont il souhaite profiter du jeu. Pour m’en rendre compte j’ai lancé Gears of War 4, non sans faire un petit tour par le menu des options. Ici vous avez le choix entre un deux modes. Le premier se nomme « Performances » et garantit une fluidité à toute épreuve avec 60ips constants mais une résolution dynamique. Le second, « Graphismes », envoie du pâté avec une image en 4K native et l’utilisation des plus beaux assets disponibles avec une contrepartie : un jeu bloqué à 30ips. Dans les deux cas, vous bénéficierez du HDR.

Jouer à un jeu de tir à 30ips représente pour beaucoup de joueur la mort du fun. C’était également mon cas jusqu’à ce que je test ce jeu sur cet appareil.

Pour qualifier le rendu à l’écran, la langue française n’a pas de mot . Pourtant, je pense avoir un peu de vocabulaire et je me suis même permis de faire une petite recherche pour trouver LE mot qui définirai vraiment le sentiment qui vous envahi après seulement quelques secondes de jeu . Il s’agit d’un mélange de fascination encapsulé  d’une profonde légèreté. L’espace d’un instant, vous survolez littéralement un monde que vous n’aviez jamais vu, aussi riche de détails , aussi puissant et bouleversant de crédibilité. Tout devient possible pour vous qui êtes au centre de l’action. Vous voulez tout voir, tout essayer, tout comprendre en même temps.  Je n’ai pas l’habitude d’être stimulé aussi violemment et je vous conseille d’y aller doucement parce que la redescente est plutôt brutale lorsque vous arrêtez de jouer.

Si j’ai parlé de compromis, c’est parce qu’avec des graphismes de fou furieux, on pouvait légitimement s’attendre à des lacunes par ailleurs. J’ai cherché, je n’ai pas trouvé. La console garde son calme en tout temps, ne produisant qu’un très léger souffle si jamais vous coupez totalement le son de votre téléviseur. Les 30ips sont parfaitement stables et garantissent un vrai confort de jeu. Pas de ralentissements, de saccades ou de chargements à rallonge. Parce que oui, les temps de chargement ont été drastiquement réduits aussi. J’ose à peine toucher aux options pour passer en mode performance, j’ai peur qu’en plus de tout ça, ce soit encore plus fluide !  Rien à signaler non plus du côté de la température après plusieurs heures de jeu, équivalente à ce que nous connaissions déjà sur Xbox One S.

Des optimisations synonymes de renaissances

Slime Rancher est donc franchement décevant et Gears of War 4 a tenté de m’assassiner avec ses optimisations surprenantes. Lançons plus de jeux pour voir ce qu’il se passe.

Forza Motorsport 7 est le suivant sur ma liste. Sachez simplement que l’expression « plus vrai que nature » n’a jamais été si convenablement employée. N’attendez pas une myriade d’effets graphiques, ce n’est pas le but puisque Forza 7 est un jeu de simulation. De fait, son objectif premier demeure de coller à la réalité. Une chevauchée sauvage à bord de la Porsche 911 a bien failli faire tomber ma mâchoire par terre. Sur la ligne de départ, vous découvrez un jeu joli, fin, mais qui de prime abord ne révolutionne pas le genre. Puis vous prêtez un peu plus attention aux détails, la route, le cockpit, les falaises qui s’élèvent devant vous ou encore la distance d’affichage. Chaque fois que vous posez les yeux sur quelque chose, il vous apparaît aussi nettement que si vous l’aviez en face de vous. Mention spéciale aux falaises qui sont d’un réalisme saisissant. Les reliefs, les ombres, et le soin apportés aux finitions vous immergent totalement dans l’univers du jeu. En matière de simulation, c’est le meilleur, tout simplement.

Après quelques courses, pourquoi ne pas embarquer à bord d’un titan ? Démarrons Titanfall 2 et voyons ce qu’il a dans le ventre.

Contrairement à Forza, la direction artistique implique beaucoup d’effets graphiques et un univers volontairement gigantesque. Ici, tout est démesurément grand. Mais nous le savons tous, il est très difficile de faire quelque chose d’immense et de soigné lorsque l’on travaille  en grand nombre sur un projet en temps limité. Nous tenons ici l’exception qui confirme la règle. Titanfall 2 est envoutant et si le jeu de base était déjà magnifique, cette version Xbox One X lui confère un charme presque mystique. La 4K permet d’apprécier le travail extraordinaire sur les environnements luxuriants du jeu, les ambiances en intérieur et les nombreux détails dont fourmillent les titans. Sous vos yeux, le jeu prend vie avec des images bluffantes, la végétation rayonne et la lune se reflète délicatement dans les cours d’eau. Vous explorez un nouveau monde et sa découverte est passionnante. Côté performance, les combats nerveux tirent partit de toutes les améliorations de la One X pour vous inciter à viser plus précisément en affichant des éléments pourtant très loin de vous. Si vous échouez, impossible de blâmer le jeu ou la console !

Je pourrais continuer longtemps de vous parler des jeux Xbox One optimisés pour One X mais il faut vraiment les prendre un par un et voir le travail démentiel qui a été fait sur chacun d’eux. C’est de cette façon que vous toucherez du doigt ce que signifie « optimisé pour Xbox One X ». N’oubliez pas que chaque jeu est optimisé par son développeur, certains le seront comme Gears of War 4, d’autre pas  comme Slime Rancher.

L’optimisation pour toutes les générations

S’il y a une chose que j’aime sur Xbox One, c’est de pouvoir jouer aux jeux Xbox et Xbox 360 que je possède déjà. Pour ces jeux là aussi la One X fait très fort. Prenons l’exemple de Halo 3 sur 360. Il fait partie des jeux sélectionnés pour profiter de l’optimisation Xbox One X. En d’autres termes, le jeu est rétrocompatible sur One, One S et One X, mais les optimisations graphiques ne concerneront que la petite dernière de la famille.

Reste à savoir où se situe l’intérêt de retravailler un jeu aussi vieux, surtout lorsqu’on sait qu’il fait partie d’une réédition sur Xbox One (la Master Chief Collection). C’est très simple, si vous possédez Halo 3 et la One X, vous pourrez y jouer en 4K, HDR, 60ips. Précisions importantes, je ne parle pas ici de mise à l’échelle ou de filtres quelconques pour obtenir un meilleur rendu. Ici, nous parlons bien d’une mise en œuvre native liée à la console et son système d’exploitation.

A l’heure actuelle, en plus des jeux cités dans la liste plus haut, Fallout  3 est également concerné par l’optimisation sur Xbox One X et d’autres devraient arriver prochainement. Comme ça ne suffisait pas, Microsoft a décidé que les jeux de la première génération de Xbox s’exécuteraient également en 4K, y compris sur One S.

La Xbox One X n’est pas une console

Si vous avez lu l’ensemble de cet article, vous devez me voir venir à des kilomètres. Microsoft aurait pu se contenter de proposer un modèle boosté de sa console et personne ne se serait aperçu de rien. Il n’en est rien puisqu’ici ce sont trois générations de jeux qui sont concernés par l’immense gain de performance que constitue la One X.

Si les optimisations des jeux déjà sortis sur One s’expliquent relativement facilement, il convient de faire un point sur celle des jeux 360 et Xbox.

Pour ce faire, essayons ensemble de récapituler les caractéristiques de la One X :

  • Je suis compatible avec tous les périphériques de ma famille et d’autres venant d’ailleurs
  • J’exécute des jeux qui datent de presque 20 ans en tirant partie de toute ma puissance
  • Je laisse le choix à l’utilisateur de donner la priorité aux performances ou aux graphismes
  • Mes standards sont la 4K, le HDR et les 60ips sur les jeux à venir

Qui suis-je ? A priori, je suis un PC. C’est là que Microsoft frappe très fort en réalité. Pendant que la presse spécialisée se regarde le nombril en comptant le nombre de jeux optimisés ou en comparant les versions One X et PS4 Pro (il fallait bien finir par la citer au bout d’un moment), personne ne parle de l’unification des plateformes.

S’il est possible pour la machine de faire tourner de vieux jeux en 4K, est-ce seulement grâce à son matériel ? Non, c’est d’abord grâce à Windows qui lui sert de système d’exploitation. En effet, sur One X, on retrouve des comportements typiques du PC en matière de jeu. Ajoutez à cela la fonctionnalité Play Anywhere, la prise en charge du clavier et de la souris déjà en préparation ainsi que l’hyper compatibilité de la machine avec des services tiers pour entrevoir le futur de Xbox : le prolongement de Windows en matière de divertissement.

Si vous avez encore du mal à voir où je veux en venir, observons un cas de figure récent et très concret. Nous parlions de réalité mixte il y a trois semaines avec les fameux casques et la Fall Update. La question de la compatibilité de ces casques se pose puisque la Xbox One X a reçu la mise à jour avant même les premiers PC et que matériellement parlant, tous les voyants sont au vert pour elle. Il ne reste donc plus qu’à attendre que Microsoft nous annonce que les premiers jeux VR arrivent sur Xbox One et que les casques disponibles sont compatibles : une formalité.

Maintenant, essayons de nous souvenir que les casques de réalité mixte sont également compatibles avec SteamVR, la technologie de réalité virtuelle de Valve pour Steam. Remettons les éléments dans l’ordre, nous avons donc des casques Windows compatible avec SteamVR qui finiront branchés sur One X. Par transitivité, de là à dire que les jeux Steam vont finir sur Xbox, il n’y a qu’un pas que je franchis sans complexe . Microsoft travaille dans une logique d’unification où toute les familles  de logiciels et de matériels sont compatibles entre elle. Par extension, je ne serai pas surpris de voir les services tiers qui s’appuient sur Windows prendre le chemin de l’unification.

C’est pour ça que la Xbox One X n’est pas une console. Elle ressemble à la One S mais elle cache un PC qui attend le bon moment pour révéler sa véritable identité. Il n’y avait pas de place pour cet appareil dans la famille Windows et son identité ne collait pas non plus avec la gamme Surface, Microsoft a donc parié sur sa marque Xbox pour le plus grand bonheur de tous.

Les perspectives d’avenir sont gigantesques et en ce qui me concerne, la Xbox One X constitue une nouvelle génération d’appareil malgré sa ressemblance avec les modèles déjà existants. Il va falloir attendre des jeux comme Metro Exodus pour s’en rendre compte, mais ne vous y trompez pas, le futur est déjà là.

Est-ce le bon moment pour l’acheter ?

La question n’est pas de savoir s’il faut acheter la Xbox One X. Il s’agit d’un appareil qui remet en question toutes les frontières que nous connaissons aujourd’hui en informatique . Il ne s’agit clairement pas d’une console de jeu mais pas non plus d’un PC à part entière. Pourtant le résultat est là, les jeux tournent mieux que jamais et tous les services sont là en quantité.

Concernant l’achat, plusieurs informations :

  • Si vous êtes un féru de technologie et que vous avez le matériel adéquat, foncez.
  • Pour en tirer pleinement partie, privilégiez quand même un écran 4K de grande taille.
  • Assurez-vous d’avoir plusieurs jeux optimisés pour en profiter dès maintenant.
  • Regardez les vidéos de Digital Foundry sur YouTube pour en apprendre plus sur les optimisations effectives en jeu, ils sont de bons conseils et vous n’aurez pas de mauvaises surprises sur des jeux comme Slime Rancher.
  • De nombreux jeux annoncés comme « optimisé » n’ont en réalité par encore reçu leur patch, c’est le cas de Forza Horizon 3 ou de Fallout 4 par exemple. Il va falloir être patient.
  • N’oubliez surtout pas de vous amuser !

J’espère que ce retour d’expérience vous aura éclairé sur l’incroyable potentiel de la Xbox One X, n’hésitez pas à laisser un commentaire  !