Derrière ce titre plein de gros mots se cache une évolution attendue mais qui risque fort de provoquer de nombreuses controverses très prochainement. En effet, dans chaque ordinateur un tout petit programme se trouve dans chaque ordinateur avec une mission : faire la jonction entre le système d’exploitation et le matériel. Jusqu’en 2010, ce rôle était principalement supporté par le BIOS (Basic Input Output System).

Les systèmes d’exploitation ont évolué afin de devenir plus performants et sécurisés. C’est pourquoi le BIOS seul a fini par ne plus suffire, il a donc fallu lui ajouter un autre système : UEFI (Unified Extensible Firmware Interface). Ce système est le fruit du travail d’un groupe d’industriels parmi lesquels figurent Apple, Intel, IBM et Microsoft. Ensemble, ils ont conçu le standard UEFI afin de répondre aux exigences de leur secteur d’activité respectif.

Il était donc logique qu’Intel, célèbre fabriquant de microprocesseurs, annonce la fin du support du BIOS, technologie vieillissante dont le support n’existe que pour la rétrocompatibilité. Dans ce document, Intel présente la dernière version d’UEFI : class 3. Cette dernière fera l’impasse sur le BIOS en ne proposant plus que l’UEFI.

La sécurité avant la flexibilité

Apple comme Microsoft ont tous deux adopté l’UEFI depuis plusieurs années, notamment pour des raisons de sécurité. Le successeur du BIOS intègre en effet une fonctionnalité bien pratique nommée Secure boot garantissant que le système d’exploitation qui démarre (Windows, MacOS, …) provient d’une source fiable et reconnue.

Secure boot garantit ainsi une compatibilité parfaite entre le système installé et le matériel, ce dernier disposant d’une signature numérique fourni par l’éditeur du système d’exploitation. Concernant les PC, la plupart sont fournies avec Windows 10 puisque Microsoft peut fournir la signature numérique en question. Cela signifie que les futurs processeurs Intel ne prendront bientôt plus en charge les systèmes antérieurs à Windows 8.1. Sachant qu’il arrive bientôt à la fin de sa période de support standard, il est plus que recommandé de directement passer sous Windows 10.

Une bonne nouvelle pour tout le monde

Le support du BIOS mérite de s’achever à cause de l’immense quantité de systèmes compatibles. Les vielles versions de Windows comme certaines distributions obscures de Linux peuvent nuire aux utilisateurs qui n’en ont souvent pas confiance. L’arrivée de l’UEFI pour tous signifie aussi l’accès aux dernières versions de systèmes d’exploitation compatibles et de conscience. Il était donc plus que temps qu’Intel y songe !