Si vous suivez l’actualité internationale, vous n’avez pas pu passer à côté des derniers évènements dramatiques  qui ont eu lieu récemment aux Etats-Unis. Mercredi dernier, 17 personnes ont été tuées  lors d’une fusillade dans l’école secondaire Marjory Stoneman Douglas en Floride. Le journal Le Monde résume parfaitement la situation avec un article paru en novembre dernier : « En 2017, les Etats-Unis n’ont connu que 135 jours sans fusillade de masse ». En d’autres termes, la situation est terriblement tendue sur place et la population attend des réponses ainsi que des mesures concrètes .

Dans une interview radio, le gouverneur du Kentucky, Matt Bevin, a livré ses impressions sur ces  attaques tout en tentant d’identifier les raisons qui ont pu pousser Nikolas Cruz, 19 ans et armé d’un AR-15 à commettre l’irréparable . Plus qu’un problème lié aux armes, Bevin estime que le problème est culturel. Selon lui, la « Culture de la mort » est trop souvent célébré e. Toujours selon lui, cela implique également certains jeux vidéo destinés  à un public avertit. Il estime qu’au-delà des avertissements, des enfants sont régulièrement exposés à des jeux qui ne leur sont pas destinés. Puis, n’ayant plus peur de rien, il fait le lien avec la pornographie qui aurait désensibilisé les gens à la valeur de la vie humaine, la dignité de la femme et à celle de l’être humain .

Inutile d’aller plus loin, le sempiternel débat sur la possibilité qu’un jeu vidéo puisse inciter à commettre de telles atrocités n’a même plus lieu d’être. Aujourd’hui, aucune étude sérieuse n’a pu démontrer le lien entre le fait de jouer à des jeux vidéo violents et le fait d’être soi-même l’auteur d’actes violents. De même, il est toujours bon de rappeler que la France et les Etats-Unis mettent à disposition des consommateurs les mêmes jeux . Ces derniers écopent bien souvent de classifications similaires que vous viviez en France ou aux Etats-Unis. Pourtant, notre pays n’est pas confronté à ce problème des tueries de masses spontanées et inexpliquées. Précisons  ici que nous ne parlons pas de terrorisme, qu i est un tout autre sujet.

Concernant la pornographie , il aurait  été dommage de n’en rien dire puisqu’elle fait régulièrement l’objet d’attaques similaires à celles que le jeu vidéo peut connaître. Qu’il s’agisse de jeux vidéo  violents ou de pornographie, ces deux types de contenus s’adressent à des adultes majeurs et consentants. Chacun est libre, chez nous comme aux outre atlantique, de consommer ces contenus à condition d’être en âge d’y accéder. Dans la pratique, nous savons tous qu’une gigantesque proportion de mineurs joue à des jeux violents et consomme des vidéos pornographiques avant d’en avoir légalement le droit. Cela ne semble pourtant pas avoir encore débouché sur une génération de violeurs meurtrier totalement incontrôlables , fort heureusement.

Pour tuer, encore faut-il en avoir les moyens . Mais fort heureusement, le port d’arme est rigoureusement encadré chez nous, et c’est là toute la différence.