L’avènement des systèmes d’exploitation modernes comme Android, iOS et Windows 10 n’est aujourd’hui possible qu’au travers de mises à jour régulières intervenant plusieurs fois par an.  Auparavant, un système possédait son propre cycle de vie, souvent lié à celui de la machine, et lorsque le système arrivait en fin de vie, il était temps de changer ou de rafraîchir le matériel lui permettant de fonctionner.

Les huit dernières années ont démontré que cette façon de procéder était définitivement morte. Windows en est surement l’exemple le plus frappant. S’il était simple  de définir quelle version du système de Microsoft équipait une machine auparavant, l’arrivée de Windows 8 puis de Windows 10 a rendu la situation plus complexe pour l’utilisateur avancé. Windows 10, depuis sa sortie, a connu deux révisions majeures apportant de grands bouleversements dans son comportement. Réalité mixte, streaming, bureaux multiples, contacts accessibles, Cortana, tous ses ajouts gratuits sont une excellente chose pour l’utilisateur. Il y a néanmoins, à long terme, un prix à payer.

Ce prix, c’est l’impact sur les performances de la machine. Au fur et à mesure que Windows grandi, ses besoins en puissance de calcul changent et la taille que l’OS occupe sur le disque dur tend à croitre rapidement. Des machines conçues pour Windows 10 il y a deux ans peuvent aujourd’hui se retrouver fortement impactées  par tous ses ajouts sans que l’utilisateurs ne puisse y faire quoi que ce soit. A l’image d’Android, d’iOS et d’OSX, les composants préinstallés dans le téléphones ne peuvent être facilement retirés, même lorsque l’utilisateur ne s’en sert pas.

Conscient du problème, Microsoft s’est penché sur une solution inspirée du monde du libre et de Windows XP. L’objectif est de fournir une version très allégée de Windows capable de fonctionner sur des machines modestes. En plus des ordinateurs, les tablettes et téléphones sont donc aussi concernés par cette nouvelle version du système.

Baptisée Windows 10 Lean, cette version vise des appareils équipés de 2Go de RAM et 16Go de stockage interne. Microsoft a aussi revu l’espace disque nécessaire son installation, passant de 30 Go environ pour la version courante de Windows 10 Pro à un peu moins de 6.5Go pour la version Lean. Ces informations sont issues d’une préversion encore indisponible pour le grand public et tendant à démontrer que le travail d’optimisation ne fait que commencer. La différence demeure impressionnante malgré tout.

Enfin, s’il est reste possible d’installer des applications en provenance de d’autres sources que le Windows Store, d’autres outils sont pour le moment indisponibles dans cette version Lean. L’éditeur de registre ainsi que PowerShell manquent à l’appel pour ne citer qu’eux.  Cela n’aura pas d’impact pour l’utilisateur classique néanmoins.

Cette préversion démontre l’envie de Microsoft de proposer une alternative à son système ultra complet mais de plus en plus gourmand en ressources. De nombreux utilisateurs pourraient ainsi bénéficier d’un système sans fioritures capable d’évoluer selon leurs propres besoins. Reste à voir si Microsoft fera les bons choix en définissant une cible claire pour Windows 10 Lean afin d’éviter de provoquer le même genre de confusion qu’avec Windows 10 S.