La Chancelière Angela Merkel et plusieurs centaines de personnalités politiques allemandes ont subi une importante fuite de données durant le mois de décembre. Des informations du bureau de la Chancelière ainsi que de plusieurs centaines de politiciens allemands se sont retrouvées sur internet au travers d’un compte Twitter aujourd’hui banni. 

Le compte en question, suivi par environ 17 000 personnes, a commencé à publier les données personnelles de rappeurs et présentateurs TV allemands sous la forme d’un calendrier de l’Avent. La fuite majeure interviendra le 28 décembre, date du dernier post dudit calendrier. D’après l’Office Allemand pour la Sécurité des Données 

Les autorités allemandes n’auraient pris connaissance de ces fuites que le 3 janvier dernier selon plusieurs rapports dont ceux de la BBC. Le gouvernement répond avoir déjà été alertée de fuites ciblées durant le mois de décembre mais que les données publiées à grande échelle n’ont été postées que le 3 janvier. 

Le bureau de la Chancelière a déjà communiqué officiellement : « À première vue, aucune information sensible n’aurait été incluse dans ce qui a été rendu publique ». Ce dernier indique également que, parmi les informations en question, certaines pourraient être falsifiées. Ces données comprennent des lettres reçues et envoyées d’Angela Merkel, des discussions privées et des informations financières. 

Le gouvernement Allemand a subi de multiples attaques informatiques ces dernières années et pointe du doigt des hackers soutenus par la Russie. Les investigations se poursuivent actuellement afin d’en savoir plus. Dans ce contexte, nous sommes en droit de nous questionner sur la capacité des états européens à protéger les données des citoyens dans la mesure où les informations de nos dirigeants sont régulièrement publiées en ligne par des groupes difficilement identifiables. L’Allemagne, tout comme le France, doit s’interroger sur les mesures à prendre pour ne plus subir d’attaques de cette ampleur et agir de façon pro-active.