La semaine passée, Valve a enfin rendu disponible pour toute la nouvelle interface de la librairie de jeux sur Steam. Cela peut paraître anecdotique mais elle n’avait pas évolué aussi nettement depuis 2011. Il était donc légitime d’attendre un grand vent de changement et des améliorations visuelles comme ergonomiques. Après quelques heures à l’essai, le résultat s’avère très mitigé. 

L’ergonomie globalement meilleure

S’il était auparavant possible de trier les jeux selon plusieurs affichages, la nouvelle interface les regroupe maintenant tous. En effet, il n’est plus possible de choisir la façon dont les jeux s’affichent dans la librairie, Valve ayant fait le choix de combiner les différents types d’affichage en une unique interface. Vous aurez donc accès à une liste à gauche de l’écran avec des étagères regroupant les dernières mises à jour de vos jeux, les jeux joués récemment, ce qu’on fait vos amis et même… la liste de vos jeux avec de grandes jaquettes. 

À l’exception des mises à jour les plus récentes, toutes les étagères sont personnalisables et peuvent être supprimées. Vous pourrez également ajouter les vôtres mais les critères de tri sont relativement peu intéressants. 

Valve a également fait le choix d’enrichir très largement sont moteur de recherche au sein de la librairie. Il est maintenant possible de trier vos propres jeux selon le nombre de joueurs, la présence ou non de succès, de cartes à échanger ou du workshop et même selon leur genre, ce qui n’avait jamais été possible jusque-là. Enfin, le système de tag a aussi été intégré à la recherche et permet de chercher des jeux par mot clé. Ça, très franchement, c’est génial ! 

Enfin, vos résultats de recherche pourront être consignés au sein d’une collection dynamique. Steam proposait déjà un système de collection où l’utilisateur devait ajouter chaque jeu à la main. Les collections dynamiques fonctionnent sur le principe inverse : l’utilisateur défini les critères permettant à un jeu de rejoindre la collection et Steam se charge de l’y ajouter automatiquement. Autrement dit, lorsqu’un nouveau jeu arrive dans votre librairie, il est automatiquement rangé à sa place selon vos critères. 

Pourquoi tout est si moche ? 

N’y allons pas par quatre chemins, visuellement, le résultat est très moche. Toute l’interface en nuance de gris est particulièrement déprimante et aucune couleur d’accentuation ne vient égayer le tout. Les rares touches de couleur sont à chercher du côté des boutons d’action mais cela n’est pas suffisant. La plupart des jeux n’ayant pas encore transités vers le nouveau système d’interface, vous vous retrouverez très probablement avec des jaquettes pixélisé ou affichant l’image par défaut présente sur le magasin. 

L’autre problème du nouvel aspect visuel réside dans la propension de Valve à intégrer tout un tas d’effets graphiques inutiles façon Windows Vista. L’utilisateur de 2019 veut une interface claire, sobre et élégante, pas des reflets à tout bout de champs et des cartes à collectionner qui pivote lorsqu’on passe la souris dessus. Le résultat est aussi inattendu que décevant. 

Enfin, il est à noter qu’aucune option de personnalisation n’est disponible et qu’il n’est pas possible d’activer ou de désactiver quelque effet que ce soit. Steam ne propose toujours pas de variante à son thème sombre, l’affichage et la disposition des éléments et globalement fixe tout comme la gestion des couleurs. Bref, il faudra apprendre à faire avec. 

Un tout petit pas en avant 

10 ans après la dernière mise à jour, Valve livre une interface légèrement remaniée mais largement perfectible. Il reste encore beaucoup de travail avant d’atteindre les standards présents chez Microsoft avec Windows et Xbox tout comme chez Sony et Nintendo sur PlayStation 4 et Switch. Pourtant, il est indéniable que cette nouvelle UI est plus pratique, plus ergonomique et efficace que jamais, n’en déplaise à certain.