En 2021, cela fera 20 ans exactement que le tout premier jeu Zoo Tycoon a été lancé. À l’époque, l’équipe ne comptait qu’une vingtaine de personnes pour tenter cette expérience éditée par Microsoft. Le lancement sera couronné de succès et la franchise connaîtra son heure de gloire jusqu’en 2007 où la dernière extension signera la fin de l’aventure.

Tombé dans l’oubli, Zoo Tycoon a tenté un comeback sur Xbox One et Windows 10 grâce à Frontier et Asobo Studios en 2013. Malheureusement, les aspects gestions ont clairement disparu et le jeu relevait plus de l’expérience contemplative que d’une simulation poussée. Depuis, plus rien… jusqu’à ce que de nouveau, Frontier s’intéresse à ce sujet avec Planet Zoo.

Le successeur, c’est lui

Frontier a fait un pari : celui de ressusciter des concepts que l’on pensait disparus en créant l’expérience la plus poussée jamais conçu. Déjà largement salué par les joueurs et la critique, Planet Coaster a su éclipser RollerCoaster Tycoon World en proposant aux joueurs une expérience moderne et complète. N’y allons pas par quatre chemins, les ambitions de Planet Zoo sont encore plus grandes !

Au-delà de proposer des outils puissants et beaucoup de contenus, Planet Zoo ancre son propos dans la réalité : les animaux en captivité ne sont pas heureux et certains Zoo travaillent à changer cela. C’est autour de cette logique que le studio britannique a créé une expérience où tout le gameplay et les enjeux tournent autour du bien-être de vos animaux. Il ne s’agit donc plus que d’une simulation, mais bien d’un jeu dont le message de prévention se retrouve dans le gameplay mais aussi dans la Zoopédie qui regorge d’informations passionnantes sur vos pensionnaires.

Dès lors, vos bestioles ne sont pas des attractions comme dans Planet Coaster, mais des êtres vivants dont vous allez de voir vous occuper en permanence.

Non, ce n’est pas un copier-coller de Planet Coaster

Au-delà de proposer des outils puissants et beaucoup de contenus, Planet Zoo ancre son propos dans la réalité : les animaux en captivité ne sont pas heureux et certains Zoo travaillent à changer cela. C’est autour de cette logique que le studio britannique a créé une expérience où tout le gameplay et les enjeux tournent autour du bien-être de vos animaux. Il ne s’agit donc plus que d’une simulation, mais bien d’un jeu dont le message de prévention se retrouve dans le gameplay mais aussi dans la Zoopédie qui regorge d’informations passionnantes sur vos pensionnaires.

Dès lors, vos bestioles ne sont pas des attractions comme dans Planet Coaster, mais des êtres vivants dont vous allez de voir vous occuper en permanence.

La tentation est grande, lorsqu’on regarde les images et le trailer, de se dire que Frontier a dupliqué son dernier succès en ajoutant des animaux pour vendre le tout à prix d’or. Mais non, ce n’est pas ce qu’il s’est passé. Il s’agit bien du même moteur de jeu et la direction artistique est similaire (mais pas identique) mais le reste, lui, est totalement nouveau.

enclos

Il est possible de créer des enclos sensationnels

Pour commencer, chaque Zoo a besoin d’un ensemble de bâtiments nécessaires à son bon fonctionnement. Vous ne pourrez pas adopter d’animal sans avoir créé le centre d’échange par exemple, tout comme les soigneurs ne pourront pas nourrir efficacement vos animaux si vous ne placez pas plusieurs centres de soigneur dans votre établissement. De prime abord tout cela est déroutant, mais Planet Zoo accompagne le joueur dans sa découverte plus effacement que son prédécesseur.

Il suffit de lancer la campagne pour s’en rendre compte. Là où Planet Coaster affichait un bloc de texte et des objectifs succincts, Planet Zoo scénarise et double intégralement en français l’ensemble de sa campagne. C’est ainsi que les messages de préventions et de sensibilisation sont distillés au milieu de scénarios de plus en plus complexes. Bien qu’elle soit globalement accessible, la campagne réserve tout de même des surprises ainsi que son lot de défi pour le joueur moyen. Les différents scénarios sont autant d’occasion d’en apprendre plus sur les subtilités du gameplay comme les enclos multi espèces ou le système de recherche de votre Zoo.

Les animaux, votre priorité absolue

Là où vos visiteurs étaient sacrément capricieux dans Planet Coaster, les animaux leur volent clairement la vedette dans Planet Zoo. En effet, la moindre espèce présente va vous demander une attention et une anticipation de tous les instants. Tout commence dans le centre d’échange, ce menu vous permet d’adopter rapidement un animal disponible sur le marché. Vous pouvez le faire avec du cash mais le jeu encourage largement l’usage de crédit de conservation. Ces derniers s’obtiennent essentiellement en relâchant des animaux dans la nature. Pour en arriver là, il faudra prendre grand soin de vos protégés.

Une fois l’animal adopté, vous pouvez décider de le faire emménager dans son enclos ou l’envoyer en quarantaine pour vérifier qu’il ne souffre d’aucune maladie. Ces dernières se répandent à une vitesse affolante si vous n’agissez pas en amont.

L’animal pourra ensuite rejoindre son enclos, mais là encore, attention à ce que vous faites. Chaque espèce a des exigences très précises et Planet Zoo en prend beaucoup en compte. Température, type de sol, flore dans la l’enclos, relief du terrain, nombre d’animaux au mètre carré, présence et taille du point d’eau, objets de stimulation intellectuelle et physique sont autant de critères sur lesquels vous devrez veiller au grain.

Centre echange animalier

Le centre d’échange permet d’adopter et de vendre des animaux

Ce n’est pas suffisant ? Effectivement, les aspects sociaux, la présence d’un abri, la qualité de la nourriture, le caractère et les gênes de vos pensionnaires et la présence ou non de d’autres espèces sont des critères importants également. J’en oublie certainement, mais croyez-moi, il y a beaucoup de choses à prendre en compte dans la création et la gestion d’un enclos.

Pour relever le défi, le jeu propose, fort heureusement, des outils adaptés. La terraformation est toujours d’une redoutable efficacité et il ne tiendra qu’à vous de créer un zoo flottant dans le ciel façon Avatar. Tant que vos animaux sont bien nourris, en bonne santé et heureux, toutes les fantaisies sont permises. C’est là toute la force de Planet Zoo, des éléments auparavant dédiés à l’aménagement et la décoration de votre parc font ici partie intégrante du gameplay. Les arbres, fleurs et buissons dans les enclos dépendent de l’habitat naturel des animaux par exemple. Le fait de placer un bâtiment dans un enclos constitue à la fois un abri pour l’animal mais aussi un aménagement pour vos visiteurs.

Enfin, rien n’est plus gratifiant que de voir vos animaux évoluer et vivre de très près. Frontier a fait un travail de modélisation, d’animation et de sound design incroyable pour Planet Zoo, le résultat est tout à fait impressionnant. Les bébés animaux rencontreront certainement le succès tant ils sont mignons à observer.

Une fois placés dans leur enclos, vous devrez veiller à ce que chaque animal soit nourris, lavé et soigné régulièrement. Au fil du temps, les animaux évoluent, vieillissent, et leur besoin également. Un enclos sera amené à changer pour toujours correspondre aux besoins des résidents.

Ultra complet, ultra complexe

Planet Zoo n’est pas à mettre dans toutes les mains. Les possibilités de créations sont colossales et la profondeur de la gestion donnera le vertige à de nombreux joueurs. Si vous débutez dans ce genre de titre, il vous faudra un gros appétit pour l’apprécier.

D’autant que la campagne n’est pas le cœur du jeu. Comme je le disais plus tôt, Frontier a de grandes ambitions et propose un tout nouveau mode Franchise pour les joueurs avertis. Ici, pas de tutoriel ou d’accompagnement, ce mode est connecté à internet en permanence afin que les joueurs profitent d’un centre d’échange des animaux partagé. En d’autres termes, votre zoo et ses activités auront un impact sur les animaux disponibles sur le marché. D’autres joueurs, comme vous, pourront créer leur franchise et ouvrir plusieurs zoos aux quatre coins du monde pour collaborer afin d’atteindre des objectifs de franchise définis par Frontier.

Asie

Différents environnements sont disponibles, ici, l’Asie

Relâcher un certain nombre d’animaux dans la nature, éduquer les visiteurs au bien être animal, attirer un certain nombre de visiteurs sont autant d’objectifs à atteindre en collaborant au sein du mode franchise. Ici, l’erreur n’est pas permise et l’ouverture d’un nouveau zoo nécessite de dépenser des crédits de conservation. Heureusement, se connecter au jeu chaque jour vous permettra d’en gagner suffisamment pour ouvrir un nouveau zoo.

D’autres modes sont disponibles comme le bac à sable, où tout est permis sans aucune limite. Le mode défi qui proposera des challenges dynamiquement au cours de votre partie. Pas de quoi s’ennuyer donc, et la possibilité de jouer connecter, ou pas. Petit bémol néanmoins, l’éditeur de scénario n’est pas disponible pour le moment, ce qui veut dire qu’il n’est pas possible, pour l’instant tout du moins, de créer des missions aux objectifs personnalisés. Pour rappel, cet outil avait été rendu disponible après la sortie dans Planet Coaster de façon totalement gratuite.

Un must-have pour tous les créateurs et gestionnaires

Micro et macro-gestion se côtoient au milieu d’un titre dont les outils créatifs n’ont pour seule limite votre imagination. Dans ces conditions, vous pourrez selon votre profil, vous sentir en terrain connu, ou au contraire avoir le vertige face aux options de personnalisation qui s’offrent à vous. Dans les deux cas, il serait dommage de ne pas donner sa chance à Planet Zoo, ne serait-ce que voir les 76 animaux du titre mener leur vie plus ou moins paisiblement dans votre Zoo.

Très complet, agréable à jouer et techniquement solide, le titre de Frontier nous prouve que Planet Coaster n’était pas un coup de chance et l’équipe talentueuse outre-manche maîtrise son sujet. Un grand bravo !

Pandas

Tout le monde aime les pandas !