Dans la deuxième partie, vous avez pris connaissance des outils nécessaires pour préparer votre direct puis choisi (peut-être) votre plateforme de diffusion. Afin d’y proposer du contenu, il est maintenant temps de choisir votre logiciel de diffusion. 

Choisir son logiciel de réalisation et diffusion en direct 

Pour cette seconde partie, je ne vais pas entrer dans les détails de configuration des logiciels. Sachez néanmoins que des connaissances pratiques en audiovisuel sont nécessaires pour paramétrer vos outils. Évidemment, je pourrais vous donner une « formule magique » qui marche à tous les coups mais vous obtiendrez une image ignoble et un son encore pire.  

Soyons sérieux deux minutes : à partir d’ici, si vous ne comprenez pas ce que vous faites, vous risquez de vous créer des difficultés supplémentaires. Prenez bien le temps de comprendre les termes, ce qu’ils signifient et leur impact sur votre direct. 

Pas de tableau cette fois-ci, il y a tellement différences entre chaque outil que je ne saurai pas quels critères choisir pour les départager. Partons plutôt de votre machine et vos besoins. 

Pensez à vérifier la configuration de votre ordinateur 

Si vous utilisez un ordinateur (PC, MacOS ou Linux) vérifiez sa configuration avant de continuer. Nous reviendrons sur le sujet dans la prochaine partie mais ce point est crucial : streamer est une activité gourmande en ressources et votre matériel doit pouvoir le supporter. 

OBS, l’usine à gaz gratuite 

S’il est très commode d’avoir un outil complet gratuitement, n’oubliez pas qu’OBS reste avant tout une régie et une plateforme de diffusion. Certes, il sait tout faire mais à condition de savoir s’en servir. Ici, une erreur de configuration peut vous coûter très cher puisqu’un mauvais paramétrage pourrait vous empêcher purement et simplement de diffuser en direct. L’outil est un peu intimidant de prime abord mais ses mécanismes se retrouvent chez tous les autres concurrents, heureusement. 

Encore une fois, je ne rentrerai pas dans les détails techniques mais l’écran d’accueil devrait déjà vous mettre sur la voie. Au centre de l’écran, un aperçu de ce que vous allez diffuser. Puis, en bas de l’écran, vos différentes scènes, vos sources de contenu, vos périphériques audio et les commandes de votre futur direct. 

Le plus important à retenir ici, c’est que ce que vous voyez (et entendez) est ce que votre spectateur verra (et entendra). En d’autres termes, vous allez pouvoir créer des scènes, qui ne sont ni plus ni moins que des agencements de médias (écran et son de votre PC, webcam, image, fichier audio ou vidéo) en les ajoutant et plaçant directement sur l’aperçu. Retenez bien ce système qui est également le mode de fonctionnement de Streamlabs (basé sur OBS) et XSplit. 

Points forts Points faibles
  • Très complet 
  • Entièrement gratuit 
  • Interface archaïque 
  • Les mises à jour cassent parfois l’outil 
  • La configuration à rallonge 
  • Aucune aide disponible dans le logiciel 
  • Documentation en ligne obscure 
  • Anglophobe s’abstenir 

Streamlabs, une base OBS plus accessible 

Streamlabs est basé sur OBS. En d’autres termes, la technologie fondamentale de diffusion est rigoureusement identique. Néanmoins, une équipe a voulu rendre le tout plus accessible, confortable et facile d’accès, ils ont donc conçu leur propre surcouche graphique et ajouté des fonctionnalités. 

Mieux, en vous connectant avec un compte YouTube, Facebook, Mixer ou Twitch, vous pourrez accéder à l’App Store. Ce store intègre des extensions bien pratiques pour afficher automatiquement des notifications, le chat ou des informations interactives directement dans votre flux vidéo. Attention à ne pas en abuser, le mieux est l’ennemi du bien. Néanmoins, vous gagnerez un temps considérable puisque d’autres avant vous ont déjà créé des outils que vous pourrez utiliser (la plupart du temps) gratuitement. 

Points forts Points faibles
  • Très complet 
  • Entièrement gratuit à l’usage 
  • Les contenus additionnels gratuits 
  • Interface agréable 
  • Menus en français 
  • Configuration simplifiée 
  • Beaucoup de vidéos d’aide
  • Aide en anglais uniquement 
  • Certains menus ne sont qu’en anglais 
  • Compte gratuit obligatoire pour profiter des fonctionnalités avancés

XSplit, le tout payant, tout assisté 

Tout est dans le titre. XSplit est un logiciel dédié à la diffusion en direct et repose dans ses mécanismes sur les mêmes règles qu’OBS. Néanmoins, lui intègre un grand nombre d’outil de pré-configuration censés vous aider à diffuser plus rapidement en ligne. XSplit s’adresse à ceux qui veulent un rendu optimal rapidement sans passer par des étapes de configuration intermédiaire. Attention néanmoins, pour en profiter pleinement, il faudra souscrire à un abonnement payant au moins ou à l’année. Comptez 40€ pour un an d’abonnement. 

Techniquement, XSplit gère tout ce que font les autres mais propose nettement moins d’option sur la gestion de l’audio. Si c’est l’outil que vous choisissez, je vous recommande de vous procurer également VoiceMeeter Banana. 

Points forts Points faibles
  • Très facile d’accès 
  • Presque intégralement en français, y compris sur les tutos 
  • Configuration automatique pour toutes les plateformes de diffusion 
  • Outils complémentaires pour éditer et publier des replays 
  • Interface très ergonomique 
  • Les extensions incluses gratuitement 
  • Les options supplémentaires pour l’audio et la vidéo
  • Diffuser facilement sur plusieurs plateformes simultanément
  • Abonnement payant en version complète 
  • Manque de fiabilité après certaines mises à jour

Xbox DVR et PlayStation Share 

Les joueurs console n’ont pas vraiment de choix dans leurs logiciels de diffusion. Chacun des systèmes propose son outil et ses fonctionnalités. Vous avez toujours la possibilité d’acheter un boitier de capture mais le coût n’est pas anodin en plus de présenter des soucis de latence de signal. 

Si vous jouez sur Xbox One, vous devrez diffuser vos parties depuis le système Xbox DVR de votre console. Grâce à votre compte Microsoft, vous pourrez diffuser sur Mixer immédiatement. 

Sur PlayStation 4, vous devrez connecter votre compte Twitch afin de pouvoir diffuser.  

Dans un cas comme dans l’autre, le processus est très simple. Malheureusement, les options sont peu nombreuses. La meilleure console pour diffuser reste la Xbox One X qui propose un meilleur bitrate et une meilleure résolution que les autres machines actuelles. 

En résumé 

Si vous jouez sur console, la messe est dite. Vous pouvez toujours acheter un boitier de capture mais la console devra être à proximité du PC ce qui vous embarque dans des branchements et agencements complexes. 

Pour les utilisateurs de PC, MacOS et Linux, veillez à vérifier votre configuration avant de poursuivre. Si vous débutez, je ne peux que recommander Streamlabs qui est le meilleur compromis entre complexité et stabilité. XSplit est à réserver aux moins patients et OBS aux plus expérimentés.